2006
L'AUTRE LIVRE DE ROBINSON (Jean-Paul Cathala / Nouvelle mise en scène : Jean-Pierre Rigaud)
Nous proposons à Jean-Pierre Rigaud d’assurer une mise en scène nouvelle de ce texte dont nous changeons le titre et dont je réécris certaines scènes par trop didactiques. Jean-Pierre et les comédiens s’entendent à merveille. Le spectacle est joyeux, dynamique, plein d‘inventions.
DISTRIBUTION : Robinson : Philippe Audibert / Vendredi : Christophe Montrose / Myriam : Isabelle Poulain / Ward : Nicolas Marty Décor : Jean-Paul Cathala et Jean-Pierre Rigaud Costumes : Laure Vézia Musiques : La troupe
IL ÉTAIT UNE FOIS L'ÉCRITURE (Jean-Paul Cathala / Documentaire / Théâtre)
Nous continuons notre travail d’initiation. Cette fois nous nous attaquons à la base même de la communication et de la mémoire : l’écriture. Cela part des galets peints du Mas d’Azil et aboutit à l’ordinateur. Une importante récolte d’objets (les outils de l’écriture), de manuscrits sous toutes les formes (ou presque), nous font voyager dans le monde des langues et des transmissions par l’écriture. On y apprend même le fonctionnement des hiéroglyphes ! Ce documentaire-théâtre est peut-être le plus complet de tous ceux que nous avons réalisés. La récolte des objets et des manuscrits a pris plusieurs mois.
EDMOND ALBIUS Esclave (Jean-Paul Cathala / Documentaire / Théâtre)
EDMOND ALBIUS, le destin particulier d'un enfant noir, documentaire théâtre abordant très largement le "phénomène" de l'esclavage et les conditions de l'abolition. D'abord pour faire découvrir aux enfants le destin de cet autre enfant : Edmond Albius, mais aussi pour les amener à réfléchir à ce fameux esclavage et plus largement au racisme bien entendu. Edmond (car ils n'avaient droit qu'à un prénom imposé par le maître), Edmond était un de ceux-là nés sur la propriété des Bellier-Beaumont à Sainte-Suzanne en Réunion en 1829. Malchance : sa mère meurt en le mettant au monde. Son père : inconnu et sûrement venant de Mozambique. Petite chance : Edmond est adopté par sa propriétaire : Elvire Bellier-Beaumont qui a du cœur comme on le dit si bien. Autre petite chance : le frère de cette Elvire, Féréol, est un passionné de plantes et s'intéresse au petit Edmond dont l'intelligence est fort vive. Il va donc lui apprendre les plantes et leur reproduction. Très vite Edmond saura en latin le nom de la plupart des plantes de l'île et va découvrir, ce qu’aucun scientifique du monde n’a réussi à découvrir (enfin de manière aussi simple),  le procédé de la fécondation artificiel de la vanille. En s'aidant de panneaux de photos très documentés, d'instruments de musique typiques de La Réunion, sans tristesse ni culpabilisation, le comédien va faire ressentir aux enfants, en s’appuyant sur le destin de cet autre enfant, la difficulté qu'il y a à parler des esclaves, à les comprendre, à communiquer la monstruosité de cette chose. Une mémoire du sang en quelque sorte. Enfin, si l'on peut parler ainsi…